Une plongée atypique en milieu aquatique
Conditions de jeu
Joué exclusivement sur PC en mode normal puis extrême (Hardcore)
À l’époque de sa sortie en accès anticipé en 2014 sur Steam, j’ai découvert ce jeu non pas en y jouant, encore moins lors de sa sortie officielle le 23 janvier 2018 (sur PC), mais bien en regardant des let’s play sur YouTube. À partir de cet instant, je n’avais que de l’admiration pour ce jeu, capable de nous émerveiller autant que de nous effrayer.
Bien que le jeu ait été nominé aux BAFTA Game Awards pour son contenu original en 2019 et qu’il ait remporté le Golden Joystick Award du jeu PC de l’année 2018, le scénario pourrait laisser à désirer. Notre vaisseau s’écrase pour une raison inconnue et l’on doit survivre sur une planète dont on ne sait absolument rien, et c’est tout. Oui, c’est tout. Vous vous attendiez à quoi ?
Bon, si vous voulez vraiment savoir, le but du jeu est de rentrer à la maison, sur la terre ferme, car oui, 4546B (la planète où se déroule notre aventure) est composée quasi exclusivement d’un océan qui recouvre la surface de cette planète alien. Il faudra également peut-être découvrir le pourquoi du comment de la chute de votre vaisseau, ainsi que les sombres mystères qui entourent 4546B.
Une plongée toujours plus profonde
Subnautica est un jeu de survie aquatique axé sur l’exploration et le craft. Cela peut paraître logique, mais qui dit nouvel environnement dit exploration dudit environnement. Dès le premier plongeon, notre PDA — une petite tablette dont l’objectif sera de nous faire survivre à cet enfer bleu — nous indique l’une des clés de voûte du crafting : les minerais.
Grâce à eux, notre personnage, Ryley Robinson (on note le jeu de mots des développeurs), sera capable de créer moult gadgets, objets, consommables, moyens de déplacement, mais également une base. Parmi ces outils, le plus important selon moi est le scanner, permettant d’analyser des schémas pour de nouveaux crafts, ou encore la faune et la flore afin d’acquérir de nouvelles entrées dans votre PDA.

C’est ainsi qu’au fur et à mesure, nous irons chercher toujours plus de ressources, lesquelles seront toujours plus rares et situées toujours plus en profondeur, afin de créer des véhicules capables de descendre toujours plus bas. En bref, je pense que vous commencez à distinguer le cercle vicieux — ou vertueux — qui se dessine, et qui représente parfaitement l’idée générale d’une partie de Subnautica.
Explorer – crafter – recommencer
Cependant, cette exploration est restreinte par un léger détail : notre oxygène, une des ressources que le joueur devra apprendre à gérer, en plus de sa faim, de sa soif et de sa vie. Et oui, l’exploration des grands fonds se mérite. Il faudra bien se préparer si vous ne voulez pas y rester.
Le plus grand danger : notre peur
Maintenant, attaquons-nous à ce qui fait de Subnautica l’un des jeux de survie les plus réussis : ce sentiment de peur qu’il parvient à instiller dans notre esprit. Vous vous dites peut-être : « De quoi parle-t-il ? C’est un jeu de survie, pas d’horreur. » Et vous avez raison. Mais face à l’inconnu total, le cerveau se met en mode sécurité absolue.
Le poisson que vous apercevez… si c’était une sardine, ça irait. Mais qui nous dit qu’il n’est pas venimeux ou qu’il pourrait nous tuer ? C’est de cette manière que le jeu nous apprend, malgré nous, la peur de l’inconnu, de l’étranger. Tout est nouveau, beau ou terrifiant, et c’est là un véritable coup de maître des développeurs.
Petit à petit, vous prenez conscience de ce que vous êtes dans le jeu : tout sauf l’apex de l’écosystème, à la fois prédateur et proie. À cela s’ajoutent une peur constante de la noyade, une visibilité parfois réduite, ainsi qu’une bande-son capable d’accentuer le tout. Résultat : un jeu de survie où chaque mètre parcouru peut vous nouer l’estomac.
Le jeu combine ainsi différentes peurs : l’inconnu, comme évoqué précédemment, la peur des grands fonds marins — aussi appelée thalassophobie — et celle des espaces clos, la claustrophobie, lors de l’exploration des épaves. Vous comprendrez donc qu’il s’agit d’un jeu pouvant mettre mal à l’aise certaines personnes. Cependant, c’est aussi une expérience capable d’aider à affronter ses propres peurs.
Après l’anxiété, l’émerveillement
Subnautica est un jeu beau. Même aujourd’hui, ses graphismes tiennent encore très bien la route, mais ce n’est pas son seul atout. L’un de ses points forts majeurs réside dans la diversité de ses biomes : quinze principaux, ce qui est remarquable au regard de la taille de la carte, tous plus colorés les uns que les autres.

Mais ce qui fait également la force du jeu, c’est la précision avec laquelle les développeurs ont réussi à créer un véritable écosystème, avec une chaîne alimentaire définie ainsi que de réelles interactions interspécifiques, comparables à celles que l’on peut observer dans la nature. L’ensemble est magnifié par des musiques d’ambiance qui offrent une expérience complète : visuelle, auditive et émotionnelle.
Ces quelques lignes pourraient paraître excessives, mais après avoir craint pour sa vie pendant plusieurs heures — parfois à juste titre — on ne peut que s’émerveiller devant les paysages. Il faut comprendre que Subnautica est l’un des rares jeux à se dérouler intégralement sous l’eau, ce qui offre un terrain de jeu immense pour la création d’environnements et d’écosystèmes qui, je l’espère, sauront vous surprendre.
Conclusion
Subnautica est incontestablement un jeu de survie du début à la fin, qui ne manquera pas de vous surprendre, en bien comme en mal. Une fois terminé, une fois que vous aurez quitté 4546B, vous pourrez vous dire que ce temps passé était justifié par ces moments de joie, de peur, d’excitation et d’émerveillement.
Quand bien même vous relanceriez une nouvelle partie, vous ne vivriez pas la même expérience, ou du moins pas sous le même prisme.
En bref, si vous cherchez un jeu en milieu aquatique mêlant craft, exploration, environnements somptueux, petits poissons mignons et autres créatures bien moins accueillantes, foncez et plongez tête baissée dans Subnautica !
️ Mes plus
- Des environnements variés, colorés et immersifs
- Une réelle liberté, le scénario ne s'impose pas à vous
- Un lore profond qui n’attend que d'être découvert par le joueur
- Une bande son qui colle parfaitement au moment présent
Mes moins
- Une récolte des ressources qui peut devenir redondante quand on voit les choses en grand
- Un jeu qui peut provoquer de réels malaises chez certaines personnes





Sympa ça donne envie d’y jouer