Une base de recherche lunaire? Qu'est ce qui pourrait mal se passer?
Conditions de jeu
Jeu fait sur pc au clavier souris en difficulté normale.
Scénario terminé en 25h avec les ¾ du contenu annexe.
Jeu fait avec les voix en anglais et textes en français.
Pour ce test, je vais faire différemment des précédents que j’ai écrits. C’est un jeu qui, pour moi, n’a que très peu d’intérêt à être présenté de la même manière.
Je tente donc une nouvelle approche : vous me direz ce que vous en avez pensé.
Bien entendu, il n’y aura aucun spoiler sur le scénario ou le contenu du jeu dans ce test.
Objectif lune
Dans ce jeu, vous incarnez Hugh Williams, un ingénieur qui se rend avec son équipe sur une base lunaire pour enquêter sur la perte de communication entre la Terre et la base.
Sur place, il fera la connaissance de Diana, une jeune fille qui va l’accompagner tout au long de l’aventure.

Voilà tout ce que je peux dire sans rien dévoiler.
Si vous décidez de jouer au jeu, ne vous attendez pas à une histoire complexe avec des sous-intrigues. Ce n’est clairement pas un jeu narratif, même si les cinématiques sont de très bonne qualité et que les différentes discussions entre les personnages, ainsi que les journaux que vous pouvez trouver, apportent de la profondeur à l’ensemble.
J’ai pour ma part beaucoup apprécié cet aspect du jeu, mais il est clair que si vous n’accrochez pas au duo de personnages que l’on suit au cours de l’aventure, il sera compliqué de s’immerger dans un scénario qui tourne en grande partie autour d’eux.
Une progression bien cadrée
Votre terrain de jeu se compose de plusieurs zones auxquelles vous accédez via une navette, ainsi que d’une zone de repos qui vous sert notamment à vous réapprovisionner et à vous améliorer. Chaque zone propose sa propre ambiance et se renouvelle suffisamment pour éviter toute redondance visuelle.
Vous progressez ainsi de zone en zone dans un ordre précis jusqu’à arriver au bout de l’aventure.
De plus, le jeu encourage à retourner dans les zones précédemment explorées afin de récupérer les objets importants que vous auriez manqués, ce qui peut faciliter votre progression.
Cela déterminera en grande partie le temps qu’il vous faudra pour terminer le jeu : comptez entre 16 h et 30 h selon votre envie de simplement voir le scénario ou de compléter le jeu.
Je trouve que cela fait du bien d’avoir un jeu qui assume son côté fermé et qui ne cède pas à l’appel du monde ouvert mal calibré. Cela permet de proposer des zones avec leur propre level design et leurs mécaniques, sans s’inquiéter du fait que le joueur ne progresse pas “comme prévu”.
Cela donne cependant une structure de niveaux assez classique, qui peut rebuter certains joueurs.

Quand le gameplay fait la différence
Vous contrôlez Hugh dans un gameplay de tir à la troisième personne. Vous disposez d’une arme qui se recharge automatiquement en munitions avec le temps, ainsi que de diverses autres armes ayant, elles, un nombre de munitions limité et qui sont détruites une fois vides.
La variété d’équipements est suffisamment importante pour permettre un vrai choix de build, selon la situation ou vos préférences.
Cependant, la partie “tir” reste assez classique. Ce qui fait l’attrait du jeu, c’est la mécanique de hacking.
En effet, si vous vous contentez de simplement mitrailler les ennemis, vous serez mort de vieillesse avant d’avoir fini le jeu.
C’est là que Diana entre en scène : elle peut hacker les ennemis (qui sont exclusivement des robots de différentes sortes) afin de débloquer leurs protections pour infliger des dégâts acceptables, mais aussi révéler leurs points faibles pour les envoyer rapidement au recyclage.
Cela se matérialise sous la forme d’une grille de taille variable composée de cases que vous devez parcourir à la souris (ou au stick). L’objectif est de passer sur les cases bleues pour “ouvrir” l’ennemi, puis de terminer par la case verte afin de valider le hack.
Si cela est relativement simple au début, il faut rapidement prendre en compte le fait que les ennemis ne vous laissent pas faire. Il faut donc gérer votre placement et votre esquive tout en gardant l’ennemi hacké dans votre champ de vision afin de ne pas annuler l’action.

Un point important : vous n’êtes pas obligé de réaliser le hack en une seule fois. Votre progression est conservée tant que vous ne vous faites pas toucher.
Par la suite, vous pourrez ajouter des bonus à vos hacks pour varier le gameplay et trouver votre propre style de jeu. Ces hacks peuvent en effet affecter les ennemis de différentes façons, permettant de créer des synergies avec vos armes.
Il existe une option pour faciliter les phases de hacking, mais je ne l’ai découverte que très tard. Cela peut toutefois vous intéresser si vous craignez d’avoir des difficultés avec cette mécanique.
Cette dualité entre tir et hacking donne des combats qui demandent de la réflexion, et pas seulement d’arroser les ennemis de munitions.
Le gameplay est clairement le gros point fort du jeu : les feedbacks visuels rendent le tout très fluide et particulièrement agréable une fois les mécaniques maîtrisées.
Un choix difficile
Un point intéressant à aborder dans ce genre de jeu est la difficulté.
Le jeu propose au lancement deux modes : facile et normal.
Un troisième est disponible après avoir terminé le jeu une première fois. On pourra regretter qu’il ne soit pas accessible dès le départ pour les joueurs les plus exigeants.
Le plus intéressant reste de tenter l’aventure en mode normal. D’une part, le jeu n’a rien d’insurmontable, même si, comme moi, vous avez la précision d’une taupe. D’autre part, il est possible à tout moment de passer en difficulté facile si besoin.
Conclusion
Pragmata a été pour moi la grosse surprise de cette année. C’est un jeu que je n’attendais pas du tout, mais j’ai immédiatement accroché à sa démo, ce qui m’a donné envie de découvrir le jeu complet.
J’ai beaucoup apprécié suivre l’histoire de Hugh et Diana, ainsi que l’évolution de leur relation au fil de l’aventure. Je pense même compléter le contenu annexe, chose que je fais rarement. Par contre, pour le troisième mode de difficulté… ce n’est pas sûr.
Un point que j’ai particulièrement aimé — et auquel je ne m’attendais pas — est le gameplay, qui alterne entre phases de tir et hacking. Cela apporte une vraie fraîcheur et se renouvelle suffisamment au fil du jeu pour éviter la redondance.
Bon, sur ce… il me reste des robots à démanteler.
️ Mes plus
- Des boss visuellement réussi...
- Un gameplay plaisant qui se renouvelle
- Un duo de personnages attachant...
- Des environnements agréables à parcourir
Mes moins
- ...mais qui manquent de challenge
- La troisième difficulté à débloquer
- ...mais qui peut être pénible si on accroche pas
Pragmata - First Contact Trailer




