L'amour peut-il vraiment être éternel?
Conditions de jeu
Joué intégralement sur PC à la manette sur une session unique de 3h.
L’amour éternel
Dans LOVE ETERNAL vous incarnez Maya, une enfant qui respire la joie de vivre (c’est faux, elle est en pleine crise d’ado).
Maya, c’est une fille plutôt renfermée sur elle-même, qui n’a pas vraiment d’amis et c’est d’ailleurs un sujet conflictuel entre elle et sa mère.
Le jeu débute par une scène que l’on a tous connue étant petits, votre mère qui vous appelle car le dîner est servi.

À peine arrivé dans la salle à manger vous êtes interrompu par le téléphone qui sonne et bien entendu, c’est à vous d’aller répondre puisque vous êtes la dernière arrivée.
Répondre à cet appel est sûrement la pire erreur que vous auriez pu commettre.
À peine décroché, votre correspondant a déjà raccroché. C’est à partir de ce moment que plus rien ne sera comme avant pour vous.
C’est naturellement que vous retournez dans le salon et que vous découvrez que plus personne n’est à table et que la porte d’entrée est grande ouverte.
Une fois cette porte franchie, plus de retour en arrière possible. C’est ainsi que le jeu commence, seul, en quête de réponses à vos nombreuses interrogations qui ne feront que grandir au fur et à mesure de votre aventure.
Une fois à l’extérieur de votre maison, le jeu vous expliquera brièvement les deux seules actions nécessaires pour arriver jusqu’au bout : sauter et se retourner (par se retourner, j’entends vraiment vous retrouver la tête à l’envers, le plafond devient le sol et inversement et pour se retourner de nouveau il faudra retoucher le sol). Eeeet si, au début, ça vous paraît simple, croyez-moi, vous allez vite déchanter par la suite.
Très rapidement vous tomberez face à un item qui, à lui, seul va faire passer le jeu d’un simple jeu de plateforme, à un véritable enfer qui empêchera sûrement une grande partie d’entre vous d’atteindre la fin.
Cet item, c’est une simple pierre rouge qui, lorsque vous la toucherez, vous permettra de vous retourner une seconde fois sans toucher le sol.
Je pense que vous commencez à imaginer ce qui pourrait se passer si on mettait à la suite plusieurs de ces pierres rouges.
C’est au final ces pierres rouges qui donneront raison au titre du jeu, puisque si vous ne sortez pas de cet enfer, alors oui l’amour sera éternel.
Mais quel amour me diriez-vous? Parce que pour le moment on est plus sur les prémices d’un film d’horreur.
L’amour incompris
Après une petite dizaine de zones traversées, histoire de s’assurer que vous avez bien pris en main la mécanique du jeu, le paranormal revient au galop.
Vous vous retrouvez soudainement dans votre salle à manger et la tête de votre père, en train de flotter dans les airs, commence à s’adresser à vous !
L’objectif ici, outre vous hérisser les poils, est surtout de casser le rythme pour ne pas vous lasser.
Et c’est d’ailleurs selon moi l’un des points forts du jeu. Chaque moment de difficulté est suivi d’une scène narrative.
Peu de temps après, vous vous retrouverez face à vous-même. C’est ici que vous comprendrez (ou pas) tout ce qui vous arrive.
Le jeu nous conte en vérité l’histoire d’une déité autrefois maltraitée et exilée dans un château avec comme seule compagnie son chien. Malheureusement, le temps eut raison de son fidèle. C’est donc remplie de haine et de rancœur qu’elle décida de hanter le monde des humains en quête d’un nouveau compagnon, d’une tendre amitié.
Long story short, elle attire les humains mélancoliques se sentant rejetés et s’empare de leur enveloppe charnelle pour vivre à leur place.
Votre objectif est donc de tenter de fuir son emprise avant d’être prisonnière à jamais de son château.
L’amour vache
Après avoir échappé à sa première attaque, vous vous réveillerez dans votre lit, comme si rien de tout cela n’était arrivé. C’est ainsi que le jeu vous propose un nouveau gameplay façon point & click.
Une fois le petit déjeuner pris avec votre mère, il est l’heure de votre rentrée des classes, ce sera l’occasion de vous faire de nouveaux amis !
Surtout cette fille croisée sur la route vers l’école…
Je vous présente Lacey, une fille super creepy qui donne vraiment l’impression de venir d’une autre planète. Mais bon, maintenant que l’on sait que la déité peut prendre l’apparence de n’importe qui, on se doute bien qu’elle n’y est pas pour rien…
Après une bonne demi-heure à suivre l’histoire et à faire des allers-retours entre notre maison et l’école sans oublier l’incroyable anniversaire passé chez Lacey, le dénouement de l’histoire approche à grands pas !
La déité, furieuse que l’on continue à repousser ses tentatives de devenir amie, finit par exploser de rage et décide de nous humilier devant toute la classe.
C’est la goutte de trop, il est ENFIN temps de lui mettre une bonne grosse patate en pleine poire afin qu’elle tombe dans les pommes ! (c’est vraiment ce qu’on a fait)
C’est ainsi que l’on retourne sur le gameplay principal du platformer de précision.
Honnêtement cette transition point & click était assez bienvenue pour casser le rythme, mais je l’ai trouvé vraiment trop longue vu que je jouais au jeu avant tout pour le défi.
L’amour ouf
J’avoue que la dernière partie du jeu m’a rendu un peu perplexe.
Après un léger screamer, vous vous retrouvez à recommencer le jeu à zéro mais… avec le point de vue d’une VTubeuse?!
Elle commentera chacune de vos actions tout en interagissant avec son tchat et j’avoue qu’en tant que streamer l’immersion était totale.
J’ai même testé de ne pas toucher à la manette pendant un moment et de rejouer quelques minutes plus tard : elle a réagi instantanément en s’excusant auprès de son tchat car quelqu’un avait sonné à la porte.
Bon, c’est vrai que sur le coup c’était assez fun, mais à part ça je n’ai toujours pas compris pourquoi le jeu se terminait de cette manière.
Après quelques nouveaux puzzles, je suis finalement arrivé face à l’ultime défi.
Honnêtement, il m’en a fait voir de toutes les couleurs, ce n’était peut-être pas une bonne idée d’avoir commencé ce jeu à 2h00 du matin !
L’amour dure 3 heures
Il paraît que l’amour dure 3 ans, pour moi il aura duré 3 heures.
3 longues heures de souffrance mais également de satisfaction.
La souffrance évidemment liée aux nombreux puzzles qui m’auront tenu en haleine, mais également celle de la narration qui est restée trop dans le paranormal pour séduire un profil comme le mien basé sur la logique.
En revanche, dans ce genre de jeu l’ampleur de la souffrance va souvent de pair avec la satisfaction une fois le puzzle réussi.
J’ai apprécié le level design qui a permis non seulement une montée crescendo de la difficulté mais également une ingéniosité constante qui a contribué à rendre le jeu non redondant.
Je recommande le jeu à tous les joueurs appréciant ce genre de difficulté que l’on peut retrouver sur du souls-like mais appréciant également les jeux de plateforme de précision.
Si vous cherchez un jeu chill, passez votre chemin car aucune option d’accessibilité n’est disponible.
Bonus
Sachez que j’ai dû finir le jeu une deuxième fois pour vous faire les captures ^^’
PS: Au final je l’ai même fini une troisième fois en tentant le speedrun : 1h25 à battre !
️ Mes plus
- Généreux en checkpoints.
- Bien rythmé : chaque moment de difficulté est suivi d’une scène narrative.
- Un level design qui évite la redondance.
- Se termine relativement vite (selon vos capacités).
Mes moins
- Déconseillé si vous n'êtes pas fan du concept du die and retry.
- Une narration trop axée sur le paranormal pour séduire un profil comme le mien, davantage porté sur la logique.









