Le moindre objet sous votre main peut être une arme. Mortelle.
Conditions de jeu
Joué intégralement sur PSVita.
Histoire terminée en 5 heures environ.
Ces derniers temps, je n’ai pas le temps de jouer. Par « pas le temps », j’entends que c’est impossible pour moi d’envisager des sessions de jeux supérieures à 30 minutes. J’étais donc à la recherche de jeux à sessions courtes, lorsque je suis retombé sur ma PSVita sur laquelle était installé un jeu que j’avais découvert il y a 15 ans sur PC : Hotline Miami. Si j’avais déjà été conquis par mon expérience à l’époque, j’ai été un peu dubitatif sur le fait qu’un tel jeu puisse être joué avec des contrôles manettes, sur un écran 5 pouces. Je me suis trompé.
Pas le temps de niaiser
Ce qui frappe lorsque vous lancez pour la première fois Hotline Miami, c’est son univers. Vous êtes immédiatement plongé dans les années 80, bien aidé par l’incroyable bande originale et la direction artistique. Vous lancez votre partie et, littéralement 10 secondes plus tard, vous êtes embarqué dans un enchaînement d’action qui ne s’arrêtera jamais.
Vous incarnez un personnage dont vous ne savez pas grand chose, si ce n’est qu’il a un sang froid hors du commun. Ce personnage va recevoir par téléphone des missions de nettoyage à exécuter dans les plus brefs délais. Non, vous ne jouez pas un agent d’entretien mais bien un tueur à gage qui n’aura pour mission que de trucider tous les ennemis présents dans les différentes futures scènes de crime.

Le tutoriel vous donne les bases de gameplay et elles sont simples : X pour attraper votre ennemi, L pour ramasser une arme, R pour tirer ou taper. C’est tout. Autant vous le dire tout de suite, en quelques secondes vous aurez le jeu parfaitement en main, prêt à faire un massacre. L’aspect un peu plus délicat, c’est la gestion du double stick pour avancer et viser en même temps. Il y a un léger coup de main à prendre. Le plus de la PSVita, c’est que vous pouvez à tout moment utiliser l’écran tactile pour cibler un ennemi.

Pas si no-brain que ça…
Le jeu se divise en plusieurs chapitres, qui se constituent tous (ou presque) de la même façon : une courte intrigue, la mission de nettoyage, un dénouement. Chaque début de mission commence dans votre appartement. Il est assez drôle de constater que celui-ci évolue avec le temps, cela donne une impression de vie entre chaque mission.
Les missions quant à elles, consistent généralement à nettoyer des pièces qui grouillent d’ennemis. Ces ennemis ont généralement des armes : couteau, batte, pistolet, fusil à pompe… Chaque fois que vous en tuerez un, vous pourrez récupérer son arme pour zigouiller les autres ennemis avec. Si les débuts de parties commencent généralement sans armes, vous devrez vous débrouiller pour neutraliser votre premier ennemi à mains nues afin de récupérer son arme.
Au départ, vous trouverez le jeu facile et bourrin. Mais ce ressenti s’estompera à partir du moment où vous comprendrez que foncer tête baissée vous enverra à une mort certaine. À ce propos, le jeu n’est pas punitif. Si vous mourrez, vous recommencez simplement à l’étage où vous étiez. Pour les adeptes du mode bourrin ou de speedrun, Hotline Miami aura une saveur de jeu die and retry. Quelle que soit votre approche, il faudra un minimum réfléchir pour venir à bout des niveaux.

Highscoring et collection de masques
Venir à bout de Hotline Miami n’est pas difficile. Vous vous surprendrez parfois à réussir certains niveaux sur un coup de chance. Il faut dire que l’IA des ennemis constitue le seul point noir du jeu : ils sont vraiment bêtes. De ce point de vue, on est proche de ce qui se faisait sur NES à l’époque puisque, apparemment, trouver un de ses collègues à terre dans une mare de sang ne constitue pas une alerte. On va dire que c’est un hommage aux années 80.
Selon le score que vous atteignez à la fin des missions, vous débloquerez différents masques d’animaux que votre personnage portera durant ses massacres. Outre l’aspect esthétique, certains bonus s’appliquent en fonction de celui que vous équipez (armes plus fréquentes, début de mission avec une arme…).
Le jeu se terminant rapidement, les amateurs d’arcade de scoring trouveront leur compte en essayant de finir les chapitres avec la meilleure note et le meilleur score (bon courage).

Un jeu intemporel, à ne pas mettre dans toutes les mains
Quinze ans après sa sortie, Hotline Miami n’a rien perdu de son aura. Son gameplay d’une simplicité désarmante le rend immédiatement accessible : en quelques secondes, on comprend les commandes et on est prêt à enchaîner les chapitres.
Rarement un jeu aura aussi bien réussi à rendre le style die & retry fun et addcitf. On meurt, on relance, et on repart sans la moindre frustration, portés par une BO géniale qui accompagne parfaitement toute cette frénésie.
En revanche, ce n’est clairement pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Sa violence est omniprésente, son gore est particulièrement graphique et certaines scènes peuvent mettre mal à l’aise. De plus, ses effets visuels très marqués, ses flashs lumineux et son rythme effréné peuvent être fatigants à la longue. Je déconseillerai Hotline Miami à toute personne souffrant d’épilepsie.
Si vous cherchez un jeu aux sessions courtes, nerveux, incroyablement addictif et qui n’a pas pris une ride, Hotline Miami reste une valeur sûre. Un classique de l’indé qui mérite encore aujourd’hui sa réputation.
️ Mes plus
- Un gameplay jouissif et addictif
- Une prise en main immédiate, facile
- Un univers original porté par une grande DA et une BO de qualité
- Parfait pour des parties rapides de 15-20 minutes !
Mes moins
- La musique peut faire mal à la tête à la longue
- Concept forcément redondant sur de longues sessions




