Visite du Musée du Jeu-Vidéo de l'association MO5, installé à Arcueil.

Le musée du jeu-vidéo c’est l’exploration toute entière de cet univers né dans les années 1950 et qui est de nos jours un phénomène culturel majeur, divertissement qui pèse plus lourd, dans les économies, que le cinéma et la musique.

Il n’a fallu que quelques secondes et la vue de cette borne d’arcade dédiée à Crazy Taxi pour que tout reprenne vie, pour que Federico Garcia Lorca soit, 91 ans plus tard, toujours, et même un peu plus encore, dans le vrai.

Une plongée dans l’Histoire à travers des souvenirs.

Loin de vouloir relater cette Histoire en détail et retracer les grandes étapes, l’association MO5, à l’origine de ce musée situé à Arcueil en Région Parisienne, nous permet un bond dans le temps et nous offre la découverte de ces temps du jeu-vidéo. Ces temps. Car il s’agit de découvrir des consoles, des bornes d’arcades, des jeux dans les conditions que leur commercialisation à l’époque de leur sortie.

Et rien que ça, il faut se le dire, c’est merveilleux.

Le souvenir reprend vie à l’instant où l’on franchit ces portes et qu’on accède, seule exception à l’ordre chronologique de l’exposition, en premier lieu aux bornes d’arcade. Quel plaisir de s’affronter à Puzzle Bobble sans insérer une pièce dès que notre écran aura été remplit de Bubble, donc.

Outre le côté nostalgique que, beaucoup, il faut se l’avouer, sont venus rechercher, il y a une part importante de culture du support du jeu-vidéo et des consoles. Ainsi, on retrouvera des panneaux nous apportant des informations sur chacune des consoles, son origine, une particularité propre. C’est toujours intéressant de voir ces informations là. Comme souvent, ceux qui maîtrisent le sujet en apprendront peu. Les autres ont accès à ces informations, et c’est une excellente chose.

Quelques lignes sur une merveille partie trop vite.

En bref, nous sommes davantage face à une histoire des consoles de jeu-vidéo que du jeu-vidéo à proprement dit. Cela étant, il est difficile de séparer l’un de l’autre tant le jeu-vidéo s’appui sur une plateforme qui lui offre des possibilités de développement spécifique. Les limites d’une console c’est aussi l’histoire de ce jeu-vidéo qui s’écrit car si l’impossible n’est pas réalisable, alors il faut créer, suggérer, retravailler, modifier, rogner, agrandir, étendre, selon les contraintes de la machine. Ainsi, l’évolution des pistes sonores, de la qualité de leur rendu, de la durée des morceaux à leur complexité s’est tant faite en parallèle du support (cartouche / disque) que des capacités des consoles à disposer de la technologie permettant de lire et restituer ces pistes. De la même manière, les jeux sont passés de la 2D à la 3D car la technique l’a permis. Dès lors, décorréler l’un de l’autre, n’a pas de sens.

Cela étant, le musée ici nous présente de nombreuses machines en nous permettant d’y jouer, et de manière générale, de découvrir les icones de ce média. Mario, Sonic, Crash, Lara, Snake, Pac Man, tout le monde est là. Les genres de jeux sont variés également. De quoi découvrir la baston en 3D sur des consoles 32 et 128 bits, des jeux de plateformes, des jeux d’action, d’aventure, d’infiltration, des jeux de courses, du motion gaming, du multi à 4 sur un rétroprojecteur, des jeux originaux où l’on se déplace sur une chaise de bureau à roulette, où l’on danse en rythme, où l’on doit déposer des clients à l’endroit demandé, des jeux de sports…

Jeu vidéo et tous ces souvenirs qu’il a créé.

Pour agrémenter la visite, des chambres d’ados des années 80 / 90 / 2000 sont reconstituées. Posters au mur, lits superposés, meubles dédiés aux consoles, on retrouve ce qui a fait nos enfances et nos adolescences. Ça atteint sa cible. Pas certain que les plus jeunes y soient sensible, cela dit.

Enfin, la déco du lieu ravira tout geek. Affiches de jeux, en veux-tu en voilà. Des affiches mythiques, cultes, rappellent ces époques où l’information de la sortie d’un nouveau jeu, d’une nouvelle licence passait par la presse spécialisée, les pubs TV et les affiches géantes des magasins, spécialisés ou non. Leur travail est remarquable et la conservation de ces souvenir force le respect et l’admiration.

La force de ce musée réside alors en ce qu’il ravive les souvenirs des plus anciens, transmet aux plus jeunes une culture dépassée techniquement, mais tant d’actualité qu’il n’a pas été rare du tout de voir ces enfants d’une dizaine d’années se prendre aux jeux les plus anciens qui n’ont rien perdus de leur modernité.

Aussi, que ce soit par curiosité, par nostalgie exacerbée, pour cet adulte qui se souvient de son enfance ou de son adolescence, ou pour cet enfant qui veut découvrir l’histoire du média qui le captive tous les weekends, toutes les raisons sont bonnes pour se rendre à ce musée. Et si ce n’est pas pour retrouver son enfance mais simplement pour saluer la démarche, rappelez vous qu’il est possible de faire des dons à MO5.

Quelle que soit la raison, ce musée nous rappelle que le souvenir n’est pas une vague idée d’un temps passé, mais un moment à explorer, pendant un créneau de deux heures, dans les conditions exactes de son déroulement. Alors, à Arcueil, le souvenir se conjugue au présent, plus vivant qu’il ne l’a jamais été. Longue vie à lui.

Liens utiles

🎟️ Informations et réservations sur le site du Musée du Jeu Vidéo →
💝 Faire un don matériel ou financier à l’association MO5 →


Ghouliste

À propos du rédacteur

Ghouliste

Joueur depuis la NES et les bornes d'arcade, je garde ancré au plus profond de mon cœur la Dreamcast et la Gamecube et un goût pour le gameplay et les jeux délirants et innovants. Je découvre sur le tard les JRPG de vos enfances et je rattrape mon retard sur consoles portables (Switch 1/2 et Steamdeck).

Par Ghouliste10 janvier 2026

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